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Théâtrographie

Guyenne, ses habitants, sa terre, ses ours et ses outardes se battent pour la survie du village. Un décret est paru : le gouvernement va fermer les routes, récupérer les terres, vendre les arbres, déporter les enfants de ceux qui ont ouvert la région il n’y a pas cent ans. Guyenne résiste et kidnappe le ministre de l’Occupation du territoire pour forcer le Premier Ministre à venir planter ses pieds dans leurs terres: à partir de là ils parleront peut-être la même langue.

À l’aéroport John F. Kennedy de New York, un jour de janvier 2010, Lourdes, une jeune anthropologue québécoise métissée rencontre Aimée, une mère de famille haïtienne. Alors que tout sépare ces deux femmes, leurs destins se scellent mystérieusement à l’ombre d’un troisième personnage : le tremblement de terre d’Haïti.

Manon se souvient de sa mère Ginette, qu’elle a accompagnée dans l’expérience de la maladie et de la fin de vie.

De souvenirs en anecdotes, elle dresse le portrait d’une battante qui a choisi de prendre la vie à bras-le-corps, jusqu’au bout.

Lorsqu’Antoine, un jeune ingénieur montréalais, s’installe momentanément dans une maison gaspésienne située en bordure d’un champs d’éoliennes, il est loin de se douter que ce séjour viendra enrayer la mécanique bien huilée de sa vie.

Comme bien d’autres, M. L’Homme a une famille, travaille dans un bureau… Ce matin, il ne se sent pas à la hauteur de son nouveau mandat qui est de « restructurer la restructuration »! Dans la rue et au bureau, la vie va vite, les gens se bousculent. Un collègue s’occupe du party de Noël, un autre est entré à l’hôpital, on ne sait pas si c’est grave… et le club social fait tirer des billets de théâtre. Ce soir-là, pour la première fois, M. L’Homme ira au théâtre. Est-ce que l’art peut transformer un être humain et sa vision de la vie… Le lendemain matin, M. L’Homme ne sera plus tout à fait le même.

Joyal Arsenault, coopérant international en Afrique, revient au Canada parce que sa mère tombe gravement malade. Au tournant des années 1980, à l’époque de la bataille des expropriés du parc Kouchibougouac, Joyal, alors jeune diplômé en sciences sociales, et sa mère Mérilda, activiste politique, ont vainement tenté de contrer cette « deuxième déportation des Acadiens ». La bouillante Mérilda attribua alors cette défaite au fait que trop de gens, dont son fils, avaient refusé de se battre jusqu’au bout. Trente ans plus tard, la réconciliation entre la mère et le fils est-elle possible?

Pâris est réserviste de l’armée du pays des Dix Mille Lacs, un pays voisin des États-soumis. Il doit annoncer à Hélène, sa nouvelle conjointe originaire des États-soumis, qu’il est mobilisé pour aller combattre dans le Lointainistan à côté des soldats étassoumiens. Sa soeur Cassandre se questionne sur les véritables motifs entourant les combats qui ont cours au Lointainistan.

En route pour rejoindre ses compagnons d’armes, Pâris rencontre des déserteurs de l’armée étatssoumienne qui l’informent que la guerre au Lointainistan est en fait une diversion pour envahir son propre pays. Les États-soumis veulent s’emparer des immenses réserves d’eau du pays des Dix Mille Lacs, donnant raison aux prédictions de Cassandre. Pâris et Cassandre n’auront alors de cesse pour convaincre les citoyens de s’opposer au projet des États-soumis, au désespoir d’Hélène qui ne demande qu’à être tranquille.

Chicoutimi, 2005. Henri Simard et sa femme Anne-Marie ont élevé trois enfants. Ils ont bâti leur existence de leurs propres mains, au propre comme au figuré. En faisant l’inventaire de sa vie de col bleu et de son atelier, Henri se sent coincé, le patrimoine qu ‘il a constitué et le pays dont il a rêvé perdent inexorablement leur sens et leur avenir. Entre un fils exilé à Boston, un jeune ouvrier guatémaltèque et un vieux Polonais, il se sent au bout d’une impasse malgré la bienveillance et la sagesse de sa femme.

La fin du monde, l’Apocalypse, le déluge, les tsunamis, les témoins de Jéhovah… Autant d’événements qu’on préfère ne pas croiser devant sa porte. Mais mettons… disons qu’une muse-ange-déesse vienne vous voir un jour et vous dresse le portrait de votre vie… de vos 242 vies en fait. portrait pas très reluisant d’ailleurs que vous aurez 24 heures pour corriger, sinon… Comment faire en 24 heures ce que vous n’avez pas réussi en 242 vies? Comment expliquer à sa famille ce qu’on ne comprend pas? Et le temps de le dire, on se retrouve dans un 4×4 avec une muse à sa droite, une revenante sur le siège arrière et une comète en pleine face!

Attention, avec Incroyable mais faux !, il ne faut pas croire tout ce qu’on vous présentera sur scène cet été. Vous serez bel et bien témoin de quatre scènes de vie conjugale où les couples qui les vivent seront plongés dans des situations où la réalité côtoie l’invraisemblable et l’inattendu. En tout, plus de vingt personnages donneront vie au conte et aux différents tableaux qui composent ce texte. Ils vous mèneront de surprises en surprises.

Sur la pointe d’une île perdue, une petite maison de tôle et de cordes résiste fièrement aux intempéries. Cet étrange bunker, c’est l’œuvre de Jam Pack et Lucide Luciole Petite Lucie. Frère et sœur, liés par une relation fusionnelle, ils ont appris à repousser les menaces extérieures. Vents et marées ne sont pas les plus violents! L’ultime confrontation vient du village aux citoyens modèles, aux règlements municipaux efficaces et au maire adulé pour sa rectitude. Entre la rébellion et l’envie d’être aimés, ces deux résistants rêvent, en secret, de franchir la frontière qui les sépare de la normalité.

Nicolas a 20 ans; Julie en a 57. Ils vivent l’un en face de l’autre, au troisième étage d’un immeuble à appartements. Ils se croisent, s’apprivoisent et chacun comble sa solitude au contact de l’autre, sur le palier. Au fil du temps et des rencontres, se tissent des liens solides, singuliers. L’affection et l’attachement n’empruntent pas toujours les chemins les plus familiers et conduisent à des gestes parfois inattendus.

Mathieu partage un appartement avec son frère Claude. Une publiciste, Charlotte, la dernière conquête amoureuse de Claude, se pointe chez lui, sans prévenir, avec sa valise, en attendant que Richard, l' »ex » de Charlotte, quitte définitivement l’appartement et la vie de celle-ci. Et pour « simplifier les choses, les relations entre le trio Mathieu, Claude et sa nouvelle blonde vont quelque peu se compliquer!

1936, sur le bord du St-Laurent, Marianna, une veuve de 29 ans sans enfants, travaille sans relâche pour assurer sa subsistance. Elle se questionne sur la possibilité de réaliser ses rêves, de s’évader de cette vie rythmée par les saisons, les marées et les chapelets. Sa solitude est meublée par les visites trop courtoises d’Honoré, par la naïveté désarmante de Rosalie, son amie, sa protégée et par les idées conservatrices de sa tante Mina.

Un scandale éclate. Tout le village est ameuté. Marianna, indignée par l’orchestration de ce mensonge éhonté, sera forcée de prendre une décision incontournable.

C’est l’histoire d’une étonnante et vibrante rencontre entre une campagnarde de 90 ans, Grace, attachée à Dieu, à sa terre et malgré tout à la vie et une New-Yorkaise de 40 ans, Gloria, moderne, active et généreuse jusqu,au bout des ongles. Cachant la cause de son incontournable déménagement de New-York, Gloria décide de se « recycler en bénévole » et de s’occuper des plus nécessiteux. Et c’est ainsi, qu’un lundi matin de septembre, en voulant apporter à Grace ses médicaments volontairement oubliés à l’hôpital, Gloria ne saura plus bientôt où donner de la tête…

Ici, point de personnages, point d’histoire continue racontée. Ce spectacle fait appel à vos émotions et à votre réflexion, à la manière de la poésie,par les images textuelles, musicales et visuelles qu’il amalgame. Il vous présente les bribes de réflexion d’un poète, Louis Aragon et de deux femmes de lettre québécoises : Suzanne Jacob et Jocelyne Saucier.

Louison et Margot sont des amies depuis toujours. Après dix mois de brouille, voilà que Louison, le jour de son anniversaire, débarque chez Margot. Et c’est ainsi que s’annonce un week-end des plus tumultueux, ponctué par la présence des deux fils, Loïc et Justin. Une histoire d’amitié, ou plutôt d’amitiés, car elles sont multiples.

Tant par l’universalité du sujet que par la façon dont il est présenté, cette comédie sensible et humaine permettra de rejoindre un vaste public en lui parlant « sexualité », simplement et avec le coeur. Ce spectacle à caractère social abordera les avantages d’une éducation sexuelle ouverte et positive. Le personnage central de la pièce, une comédienne qui s’adresse directement au public pour partager avec lui ses propres expériences découlant de son ignorance concernant la sexualité. Elle expose les découvertes qu’elle a faites avec le temps, et nous parlera de nous, parce que nous lui ressemblons tellement. Elle raconte nos peurs, nos différents tabous, nos désirs, nos secrets et le bonheur que nous éprouvons tous à être bien dans notre peau et à l’aise dans nos rapports avec les autres, incluant nos rapports sexuels.

Au pied d’un puits de mine désaffecté, une femme est assise, secrète et silencieuse. Sa présence bouleverse l’existence de Paul, Étienne, Judith et Marie-Jeanne en devenant un puissant catalyseur de passions, de paroles et de libération.

« Elle est amoureuse d’un homme qui se prend pour Werther. Elle est amoureuse de ce quelque chose dans l’homme qui est Werther : l’homme digne de ce nom – l’homme qui aime. »

Ce texte est né d’une initiative du collectif Transatlantik Théâtre, collectif de jeunes professionnels de théâtre français (auteurs, metteurs en scène, acteurs, administrateurs) formé au retour d’un voyage organisé par l’Office franco-québécois pour la jeunesse en mai 2001 au Festival de théâtre des Amériques.

C’est devenu gros raconte l’histoire de Stéphane et Nathalie, un jeune couple moderne (elle travaille, il est à la maison) qui décide de faire un enfant. Nous suivons, dans une joyeuse succession des tableaux, les différentes étapes de la grossesse, de la conception à l’accouchement en passant par la peur incontrôlable d’être un parent incompétent et par toute la série d’appréhensions que peut susciter la venue au monde d’un petit être fragile…

« Pit Bellehumeur est un sacreux de camp… mais qui est de Joseph qu’on surnomme Pit, cet homme marié, père de famille respectable qui, au beau milieu de la nuit quitte tout, pour aller refaire sa vie Dieu sait où? »

Le soleil frappe de tous ses rayons, le mercure n’en peut plus de monter, il a le vertige.

La visite arrive plus tôt que prévu : on panique, on s’affole… Ça sonne!!! Voici qu’Avec le soleil… la mère!

Denise, une cadre supérieure de 40 ans, a une aventure avec André, un fonctionnaire du même âge et divorcé.

La relation entre les deux protagonistes se complique du fait que Denise se retrouve enceinte. Événement heureux ou obstacle à sa liberté? Elle se demande si elle veut vivre sa maternité avec ou sans le père, surtout que la relation amoureuse entre elle et André n’est pas des plus faciles. Que de remises en question pour trois secondes et quart de plaisir!

Se mettent de la partie Jacqueline et Mariette, la mère et la grand-mère de Denise, la double incarnation de l’indépendance féminine gagnée de hautes luttes!

André, le personnage central, devra se parler à lui-même très fort avant de s’engager différemment dans une autre relation amoureuse et assumer son rôle de père. Il devra se battre pour trouver sa place dans ce nouvel arbre généalogique féministe.

Ça s’passe à Saint-Icitte, sur la Principale. Ça s’passe une journée où le père de Lui est disparu sur le plancher de la cuisine… Chose certaine, le père de Lui n’est plus là. Ça s’passe une journée où Lui apprend que si son père n’est plus là, c’est qu’il est ailleurs. Ça s’passe une journée où Lui décide de s’en aller ailleurs et comme ailleurs c’est au bout de la Principale, ça s’passe le long de la Principale. Il y rencontrera des personnages comme Lafleur, Ti-Jean Lamant, Leress Dumond, Le Vieux Chose et plusieurs autres.

Devant sa mort inéluctable, Zak, un sidéen, personnage principal de la pièce, découvre la valeur inestimable de la vie. Cette prise de conscience, il veut la partager avec des sidéens d’un autre ordre, des personnages qui n’ont plus d’immunité contre le conformisme, la recherche de reconnaissance sociale, la volonté de puissance, l’abnégation, autant de comportements et de valeurs qui minent leur système de défense.

Tu m’aimes-tu?, c’est Jean et Marie qui se rencontrent, s’aiment, se déchirent. C’est un couple comme le vôtre, comme celui que l’on peut croiser tous les jours sur la rue. C’est lui et elle, elle et lui, qui font le tour de leur amour pour encore mieux s’aimer…

Le JAY’S ressemble à l’un de ces « cocktail lounge » de la 40e rue à New York ou ailleurs. Dans un décor de velours et de cuir, Archibald Clarence, le pianiste, chante le blues. Rose Singer, la serveuse, chaloupe entre les tables, au milieu d’une clientèle de noctambules, faune d’amoureux à la dérive, de filles belles et tristes, personnages désoeuvrés et curieux. Mais dans le brouhaha des conversations, des glaçons qui s’entrechoquent et des notes qui s’égrènent, Jay H. March, barman distingué et narrateur complice, compose des mélanges à l’image de ses clients. Chaque cocktail a sa couleur, chaque « sonate de » bar, sa recette…

Pourquoi « Des petites choses pour l’eau »?

D’abord, pour rendre hommage à Luis Saenz de la Calzada, cet homme si « attachant et profond, pour qui la connaissance et la création, qu’elles aient été scientifiques ou esthétiques, n’étaient que des états différents d’un même être. » Antonio Gamoneda

Ensuite, pour vous, amis ou « étrangers pour qui nous avons un lien d’amitié », tous « chercheurs de lumière dans l’anti-ciel ».

Aussi, parce que les productions artistiques ne sont en fait que « des petites choses pour la minuscule goutte d’eau qui constitue notre âme particulière » et que ce sont ces petites choses qui font « vibrer en nous la fibre délicate de l’émotion. »

Parce que le projet de faire découvrir le poète espagnol Luis Saenz de la Calzada a accidentellement provoqué la rencontre de deux autres poètes : Alfredo Lavergne du Chili et Salvador Torrès Saso du Salvador. Puisse cette rencontre contribuer à l’élimination des barrières qui séparent encore trop les gens des communautés culturelles des Québécois de souche.

Après des semaines de meeting sans succès, un groupe anonyme, les D. A. – démonomanes* anonymes – engage un acteur amateur pour tenir le rôle du diable, grand responsable, à leur avis, du gâchis de leur vie.

Pendant un étrange rituel de désenvoûtement, avec vinaigre, eau bénite, broche à tricoter, médaille de St-Benoît et poils d’éléphant, ils rejouent leur rencontre avec le diable afin d’exorciser à jamais leurs démons intérieurs.

Et si le vrai D… se mêlait du jeu et brouillait les cartes? La vérité est dans le cercle…

* Les démonomanes sont des personnes qui se croient possédées ou en présence du démon.